Prayssas, cité du chasselas (1931)

Le chasselas de Prayssas;

Interview de M. Lacaze, Conseiller d'arrondt;

Conférence de M.Trapes sur l'avenir
du marché de Prayssas.


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Le défenseur du chasselas.

Pour tous les habitants de Prayssas, Jean Trapes, entre-autres, reste un inlassable pèlerin de la promotion du chasselas, un authentique laboureur des esprits, recherchant pour les produits qu’il défendait la perfection absolue.

Exigeant, perfectionniste, il déclarait : « Ce qui a permis aux chasselas de Prayssas de s’imposer sur le marché fruitier et d’y prendre une place prépondérante, c’est d’abord la qualité qui est incomparable et aussi la présentation qui est toujours excessivement luxueuse. »

C’est la construction de la halle qui fut la grande œuvre de MM. Lacaze et Trapes, sans omettre de citer le maire de Prayssas de l’époque, Monsieur Larribal. Dès janvier 1930, un an après l’ouverture des marchés sur la place du village, notoirement exigüe, fut envisagée puis décidée par le conseil municipal la construction d'une halle métallique d'une surface de 1200 m² que nous voyons encore aujourd’hui. Elle fut inaugurée le 5 octobre 1930.

En 1931, Prayssas a amélioré l’organisation de ses marchés. Un Syndicat de producteurs a été fondé qui a créé la marque d’origine déposée « Prayssas » constituant, pour le consommateur, la garantie d’un produit de choix. Et, lors d’une prise de parole, il aimait à rappeler :« Revaloriser le fruit français à l’étranger, approvisionner de raisins toujours meilleurs les marchés de l’intérieur, tels sont les buts que poursuivent conjointement le Syndicat des producteurs de chasselas.et le Syndicat d’initiative »

Inlassable propagandiste, Jean Trapes assura, avec M. Lacaze, la promotion du chasselas. Ils participèrent à des expositions comme l'exposition coloniale, l'exposition d'Horticulture de Paris où il a remporté un prix d'honneur. En 1938, la Société d'Horticulture de la Haute-Vienne décerna un diplôme d'honneur aux producteurs de Prayssas. C’est aussi l’année où ils demandèrent la création d’une "tranche du raisin" à la loterie nationale.

On s'abonna à la station météo de Pont de la Maye, dans le bordelais, pour prévoir gelées et grêle. Plus tard, on utilisa les services d'une station d'avertissement agricole, afin de mieux connaitre les prévisions pour les sulfatages. Il était donné aux producteurs par son de sirène, dans les années 1960-1970.

Il aimait à rappeler « qu’aucun des fruits des coteaux de Prayssas n’est irrigué. Ils conservent de la sorte toute leur saveur. »