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A Agen, une dynastie de maîtres-imprimeurs

.Jean Gayal, fils d'un libraire d'Agen, était né à Lavardac, en 1610. Tout d'abord, il alla à Bordeaux, pour commencer à apprendre le métier d'imprimeur. Puis il revint à Agen travailler, comme compagnon, à l'Imprimerie Fumadères. En 1634, il est reçu habitant d'Agen. Il installe alors un atelier à son compte.

Durant l'année 1639, il imprime la traduction latine d'un ouvrage anglais. Il publie, en 1645, un livre qui fit une certaine sensation dans la ville d'Agen. Le titre en était : « Le ballet à sept entrées ». C'était la relation d'une des plus brillantes fêtes données à Agen par le duc d'Epernon, en l'honneur de Nanon de Lartigue, sa maîtresse.

Jean Gavau avait obtenu les titres d' « Imprimeur du Roy, de la Ville et de l'Evêché d'Agen ». En 1682, il céda son imprimerie à son fils Timothée. Une des premières impressions de Timothée eut également un certain retentissement dans l'Agenais. C'était l'édition originale d'une célèbre pastorale de Cortèdes de Prades, en dialecte agenais. Le titre en était : « Ramoumet, ou le Paysan Agenez tournat de la guerro ».

A partir de 1686, il prit comme associé son frère Raymond. Ce dernier était fort habile dans son art et possédait une bonne instruction de typographe. Malheureusement, à cette époque, il n'y avait pas beaucoup de travail, à part des livres classiques imprimés pour le Collège des Jésuites d'Agen.

On note aussi l'impression par Raymond Gayau de l'Abrégé de Catéchisme, pour disposer les enfants à la Première Communion.

Raymond Gayal, céda, en 1759, son fonds d'imprimerie à Jean Noubel. Le nouvel imprimeur était âgé de 35 ans. Il avait épousé Elisabeth Fisse, qui était une nièce de la dame Raymond Gayau. L'affaire ne sortait, ainsi pas de la famille.

Mais, à cette époque, une administration tracassière surveillait les imprimeries. Des villes, comme Agen, Cahors, Périgueux et Condom ne devaient avoir qu'une imprimerie par ville. A Agen, ce fut l'imprimerie Gayau-Noubel qui fut autorisée à subsister.

Jean Noubel eut une courte carrière, ll mourut en 1771. Son fils Raymond n'avait alors que dix ans. Aussi la veuve de Jean Noubel prit bravement la direction des affaires et grâce à une intelligence et à une énergie peu communes, parvint à sauvegarder tous les intérêts de la maison. Son fils Raymond, après être allé à Bordeaux travailler à l'imprimerie Philippot, rentre à Agen et se marie le 3 octobre 1786 avec Elisabeth Cruzel, fille d'un capitaine des troupes bourgeoises d'Agen. En 1790, on trouve son nom avec celui de sa mère dans les travaux sortant de l’imprimerie Noubel.

Pendant une dizaine d'années, de 1790 à 1800, les presses de Raymond Noubel sont très actives:. C'est une débauche d'imprimés. On imprime les décrets de la Convention Nationale, les décisions des Comité locaux et des Sociétés Populaires.

En 1789. Noubel crée le Journal Patriotique de l'Agenais, paraissant toutes les semaines. Cette publication eut de suite un succès considérable et dut paraître quatre fois par semaine. Aux heures sombres de la Terreur, le journal disparut. Plus tard. en 1806, il put reparaître sous le n,mr de Journal dz Lot-et-Garonne.

Une autre réalisation remarquable de ce maître imprimeur fut le Calendrier National du département de Lot-et-Garonne. Le premier volume parut en 1792, trois ans après, il changea de nom et devint l'Annuaire de Lot- -Garonne, nom sous lequel il paraît depuis cette lointaine époque.