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Le ciselage des chasselas au temps des robes longues.

A quelle époque a commencé la culture des raisins de table en Lot-et-Garonne ? Il est difficile de répondre d'une façon précise à cette question. O. Grenat, professeur d'Histoire à Agen, qui a publié en 1907, « Une Histoire de la Vigne en Agenais », est absolument muet sur cette question. Peut-être n'aimait-il pas les raisins !

D'après la brochure « Le Lot- et-Garonne Economique » parue en 1919, la culture du chasselas aurait débuté vers 1840, dans les environs de Port-Ste-Marie, puis aurait gagné les coteaux en direction de l’est. Mais aurait-on dès cette époque commencé à ciseler les chasselas ? Rien ne permet de le dire.

Cette même brochure précise qu'en 1919 plus de mille hectares étaient plantés en chasselas dans notre département. Ces vignes produisaient de deux à trois millions de kilos par an.

Par ailleurs, les vignes de chasselas souffrirent, comme les autres, du phylloxéra qui sévit vers 1865. Les vignes furent reconstituées avec des cépages américains. Nous ajouterons que les plants de chasselas sont plus sujets aux maladies que les autres. On les sulfate de neuf à dix fois par saison.

Pour en revenir à la question du ciselage, les chasselas sont apportés aux ciseleurs dans des corbeilles. Avec des ciseaux, des femmes font une beauté aux grappes, en enlevant tout ce qui peut les enlaidir.

Puis, après le ciselage, il y a l'emballage. Alors les négociants acheteurs envoyaient des corbeilles qui servaient pour les expéditions sur Bordeaux et des petits paniers pour les envois à Paris. Dans ces corbeilles et ces paniers, les raisins étaient enrubannes dans des papiers de soie de couleurs vives.

Les camions, tirés par des chevaux, venaient prendre les colis de raisins. Le passage de ces camions était un événement. Ces camions se rendaient à la gare de Port-Ste-Marie où corbeilles et paniers trouvaient place dans des wagons spécialement aménagés.